Cours 4 min·Informatique

Le Cloud : comprendre AWS, Azure et GCP

Ce cours t'explique ce qu'est le cloud computing et pourquoi les entreprises l'utilisent massivement. Tu découvres les trois grands fournisseurs, leurs services de base, et les pièges classiques à éviter.

1.Qu'est-ce que le cloud computing

Le cloud computing, c'est la location de ressources informatiques via internet, au lieu d'acheter et gérer tes propres machines. Une entreprise qui a besoin d'un serveur pour son site web ne construit plus une salle serveur : elle loue un serveur virtuel chez un fournisseur cloud, à la minute ou à l'heure. Trois acteurs dominent ce marché : Amazon Web Services (AWS), Microsoft Azure et Google Cloud Platform (GCP). AWS a été lancé en 2006 et reste le leader avec environ 30% du marché mondial. Azure suit avec 20%, porté par les entreprises déjà clientes de Microsoft. GCP occupe la troisième place, appréciée pour ses outils de données et d'intelligence artificielle. Ces plateformes proposent des centaines de services : stockage de fichiers, bases de données, puissance de calcul, outils d'analyse. Tu paies uniquement ce que tu consommes, comme une facture d'électricité.

  • Le cloud, c'est louer de la puissance informatique plutôt que l'acheter.
  • AWS, Azure et GCP sont les trois principaux fournisseurs mondiaux.
  • Le modèle de paiement suit la consommation réelle, pas un forfait fixe.

2.Les modèles de service IaaS, PaaS, SaaS

Le cloud propose plusieurs niveaux de service selon ce que le fournisseur gère à ta place. Avec l'IaaS (Infrastructure as a Service), tu loues juste la machine virtuelle : tu installes toi-même le système d'exploitation et les logiciels. Exemple : Amazon EC2 sur AWS te donne un serveur vierge à configurer. Avec le PaaS (Platform as a Service), le fournisseur gère le système d'exploitation et l'environnement d'exécution : tu déposes juste ton code. Exemple : Azure App Service exécute ton application web sans que tu touches au serveur. Avec le SaaS (Software as a Service), tout est déjà prêt : tu utilises directement un logiciel fini, comme Gmail ou Microsoft 365. Plus tu montes dans ces niveaux, moins tu as de contrôle technique, mais moins tu as de travail de gestion. Choisir le bon modèle dépend du temps et des compétences que ton équipe peut consacrer à la maintenance.

  • IaaS donne le plus de contrôle, SaaS donne le moins de travail.
  • PaaS est un compromis : tu gères ton code, pas l'infrastructure.
  • Le choix dépend des compétences techniques disponibles dans l'équipe.

3.Le stockage et les bases de données

Stocker des données dans le cloud remplace les disques durs physiques. Le stockage objet permet de conserver des fichiers volumineux : images, vidéos, sauvegardes. Amazon S3, Azure Blob Storage et Google Cloud Storage remplissent ce rôle. Une entreprise qui héberge des millions de photos de profil utilise ce type de service plutôt qu'un serveur de fichiers classique, car il est conçu pour supporter une croissance énorme sans limite de capacité fixe. À côté du stockage brut, les bases de données cloud gèrent des informations structurées : comptes clients, commandes, stocks. Certaines sont relationnelles, comme Amazon RDS ou Azure SQL Database, organisées en tables liées entre elles. D'autres sont dites NoSQL, comme Amazon DynamoDB ou Google Firestore, plus flexibles pour des données changeantes. Le choix entre ces options dépend du volume de données, de la vitesse de lecture nécessaire, et de la structure des informations à conserver.

  • Le stockage objet gère des fichiers volumineux sans limite fixe de capacité.
  • Les bases relationnelles organisent des données en tables liées.
  • Les bases NoSQL offrent plus de flexibilité pour des données variables.

4.Le réseau et la sécurité dans le cloud

Une infrastructure cloud a besoin d'un réseau virtuel pour connecter ses différentes parties en toute sécurité. Un VPC (Virtual Private Cloud) sur AWS, ou un Virtual Network sur Azure, crée un espace isolé où tu contrôles qui peut entrer et sortir. Par exemple, une base de données sensible reste invisible depuis internet, accessible seulement par l'application qui en a besoin. La sécurité repose aussi sur la gestion des identités : le service IAM (Identity and Access Management) définit qui a le droit de faire quoi. Un développeur peut avoir accès uniquement aux serveurs de test, jamais à ceux de production. Le chiffrement protège les données au repos et en transit, rendant leur lecture impossible sans clé appropriée. Ce modèle repose sur un principe appelé responsabilité partagée : le fournisseur sécurise l'infrastructure physique, mais toi tu sécurises la configuration de tes services et les accès de ton équipe.

  • Un réseau virtuel isole tes ressources cloud du reste d'internet.
  • IAM contrôle précisément qui accède à quelles ressources.
  • La sécurité est une responsabilité partagée entre fournisseur et client.

5.Le calcul et l'architecture sans serveur

Le calcul cloud désigne la puissance de traitement mise à disposition pour faire tourner des applications. Les machines virtuelles classiques, comme EC2 sur AWS, restent allumées en permanence et coûtent tant qu'elles tournent, même sans activité. Une alternative plus récente s'appelle le serverless, ou informatique sans serveur : malgré son nom, des serveurs existent toujours, mais tu ne les gères plus du tout. AWS Lambda, Azure Functions et Google Cloud Functions exécutent ton code uniquement quand un événement le déclenche, par exemple l'envoi d'un formulaire sur un site web. Tu ne paies que pendant les quelques millisecondes d'exécution, pas pendant les périodes d'inactivité. Cette approche convient bien aux tâches ponctuelles ou imprévisibles, comme le traitement d'une image uploadée. Elle réduit les coûts et la maintenance, mais complique le débogage et n'est pas adaptée aux traitements longs et continus.

  • Les machines virtuelles coûtent en continu, même sans activité.
  • Le serverless facture uniquement le temps d'exécution réel du code.
  • Le serverless convient aux tâches courtes et déclenchées par un événement.

6.Erreurs fréquentes et points d'examen

La confusion la plus courante consiste à croire que migrer vers le cloud règle automatiquement les problèmes de coûts ou de sécurité. En réalité, une mauvaise configuration peut coûter très cher : des machines virtuelles oubliées allumées génèrent des factures inutiles pendant des mois. Autre piège fréquent, oublier la responsabilité partagée et penser que le fournisseur protège tout, y compris les erreurs de configuration côté client. Aux examens, on te demandera souvent de distinguer clairement IaaS, PaaS et SaaS avec des exemples précis, et d'expliquer la différence entre stockage objet et base de données. On teste aussi ta compréhension du modèle de facturation à l'usage, opposé à l'achat de matériel. Enfin, sache expliquer pourquoi une entreprise choisirait le multi-cloud, c'est-à-dire utiliser plusieurs fournisseurs à la fois, souvent pour éviter la dépendance à un seul acteur.

  • Une mauvaise configuration cloud peut coûter plus cher qu'une infrastructure classique.
  • Sache toujours distinguer IaaS, PaaS et SaaS avec un exemple concret.
  • Le multi-cloud réduit la dépendance à un seul fournisseur.

À retenir

  • 1Le cloud computing consiste à louer des ressources informatiques plutôt qu'à les acheter.
  • 2AWS, Azure et GCP dominent le marché avec des services souvent équivalents mais nommés différemment.
  • 3Les modèles IaaS, PaaS et SaaS se distinguent par le niveau de gestion laissé au client.
  • 4La sécurité cloud repose sur un partage des responsabilités entre fournisseur et utilisateur.
  • 5Le serverless facture uniquement l'exécution réelle du code, contrairement aux machines virtuelles classiques.
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Le mémo du sujet

L'essentiel en six phrases, à relire la veille.

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Le Cloud : comprendre AWS, Azure et GCP : le cours — Jukura