Cours 4 min·Sécurité au travail & Habilitations

Sauveteur Secouriste du Travail : comprendre la formation SST

Ce cours t'explique ce qu'est un SST, pourquoi cette formation existe dans les entreprises françaises, et comment se déroule une intervention de secours. Tu comprendras aussi les bases de la prévention des risques et ce qui est évalué lors de la certification.

1.Le SST, un maillon de la prévention

Le Sauveteur Secouriste du Travail, appelé SST, est un salarié formé pour porter secours à un collègue victime d'un accident du travail ou d'un malaise. Cette formation est portée par l'INRS, l'Institut National de Recherche et de Sécurité, et suit un référentiel national appliqué dans toute la France. Un SST n'est pas un professionnel de santé. Il ne remplace pas les secours publics comme le SAMU ou les pompiers. Son rôle est d'agir dans les premières minutes, avant leur arrivée, car ces minutes déterminent souvent le pronostic de la victime. Par exemple, dans un entrepôt logistique, un SST formé peut alerter les secours et pratiquer un massage cardiaque en attendant le défibrillateur. Le Code du travail encourage la présence de SST dans les ateliers à risques, notamment via l'article R4224-15.

  • Le SST agit avant l'arrivée des secours professionnels.
  • La formation suit le référentiel national de l'INRS.
  • Le Code du travail recommande sa présence dans les zones à risques.

2.La conduite à tenir : protéger, examiner, alerter

Face à un accident, le SST suit une méthode structurée appelée conduite à tenir. La première étape est protéger : supprimer ou signaler le danger, comme couper le courant avant de s'approcher d'une victime électrisée. Ensuite, il examine la victime pour détecter les signes vitaux : elle parle, elle respire, elle saigne. Puis il alerte les secours, en donnant une adresse précise, le nombre de victimes et leur état. Cette étape suit un ordre logique appelé PAS, pour Protéger, Alerter, Secourir. Un exemple concret : sur un chantier, un ouvrier tombe d'une échelle. Le SST sécurise la zone, vérifie s'il respire, appelle le 15 ou le 18, puis reste avec la victime jusqu'à l'arrivée des secours, en réalisant les gestes appropriés si nécessaire.

  • PAS signifie Protéger, Alerter, Secourir, dans cet ordre précis.
  • L'alerte doit contenir la localisation, le nombre de victimes, leur état.
  • Protéger signifie supprimer ou signaler le danger avant d'agir.

3.Les gestes de premiers secours essentiels

Le SST apprend des gestes précis adaptés à chaque situation. Face à une hémorragie, il applique une compression manuelle directe sur la plaie. Face à une victime inconsciente qui respire, il la place en position latérale de sécurité, la PLS, pour éviter qu'elle s'étouffe avec sa langue ou des vomissements. Face à un arrêt cardiaque, il pratique la réanimation cardio-pulmonaire, RCP, avec des compressions thoraciques à un rythme de cent à cent vingt par minute, associées si possible à l'utilisation d'un défibrillateur automatisé externe, le DAE. Ces gestes se répètent lors des exercices pratiques en formation, sur des mannequins. Par exemple, un salarié victime d'un choc électrique en arrêt cardiaque a des chances de survie qui augmentent fortement si la RCP démarre dans les trois premières minutes, avant même l'arrivée des pompiers.

  • La PLS protège les voies respiratoires d'une victime inconsciente qui respire.
  • La RCP se pratique à cent à cent vingt compressions par minute.
  • Le DAE augmente les chances de survie en cas d'arrêt cardiaque.

4.Prévenir les risques dans l'entreprise

Le rôle du SST dépasse l'intervention d'urgence. Il participe aussi à la prévention des risques professionnels dans son entreprise. Cela signifie repérer les situations dangereuses avant qu'un accident survienne, comme un sol glissant, un câble électrique dénudé ou un stock mal arrimé. Le SST peut signaler ces situations à son employeur ou au CSE, le Comité Social et Économique, qui traite notamment les questions de santé et sécurité au travail. Cette double mission, secourir et prévenir, est valorisée dans le référentiel INRS et évaluée pendant la formation. Par exemple, dans un atelier de menuiserie, un SST qui remarque l'absence de protection sur une scie circulaire doit le signaler immédiatement, car cette négligence peut provoquer un accident grave, bien plus facilement évitable que soigné.

  • Le SST identifie et signale les situations dangereuses avant l'accident.
  • Le CSE traite les questions de santé et de sécurité au travail.
  • Prévenir fait partie intégrante du rôle du SST, autant que secourir.

5.Le maintien et l'actualisation des compétences

La certification SST n'est pas acquise à vie. Elle doit être maintenue par une formation continue appelée MAC SST, pour Maintien et Actualisation des Compétences, qui a lieu tous les vingt-quatre mois. Cette recyclage dure sept heures et permet de réviser les gestes, de s'entraîner à nouveau sur mannequin et de mettre à jour les connaissances selon les évolutions réglementaires ou techniques. Sans ce recyclage, la certification devient caduque et le salarié n'est plus reconnu comme SST opérationnel par son employeur. Par exemple, une entreprise du BTP qui n'organise pas le MAC de ses salariés SST prend le risque de ne plus disposer de secouriste certifié sur un chantier, ce qui peut poser problème en cas de contrôle de l'inspection du travail ou d'accident grave.

  • Le MAC SST a lieu tous les vingt-quatre mois, sur une durée de sept heures.
  • Sans recyclage, la certification SST devient caduque.
  • Le maintien des compétences suit les évolutions réglementaires et techniques.

6.Erreurs fréquentes et points clés à l'examen

Beaucoup de candidats confondent l'ordre des étapes de la conduite à tenir, en alertant avant de protéger, ce qui peut aggraver la situation. Une autre erreur fréquente concerne la PLS, appliquée à tort sur une victime consciente ou en arrêt respiratoire, alors qu'elle est réservée aux victimes inconscientes qui respirent normalement. À l'examen, l'évaluateur observe surtout la capacité du candidat à analyser une situation simulée, à hiérarchiser les priorités et à communiquer clairement lors de l'alerte. La rigueur dans le message d'alerte, avec une adresse précise et un état clair de la victime, est souvent déterminante. Enfin, certains candidats négligent le volet prévention, pourtant évalué au même titre que les gestes techniques. Un bon SST maîtrise autant l'observation des risques que l'intervention d'urgence elle-même.

  • Protéger doit toujours précéder l'alerte, jamais l'inverse.
  • La PLS ne s'applique qu'à une victime inconsciente qui respire.
  • L'examen évalue autant la prévention que les gestes de secours.

À retenir

  • 1Le SST intervient dans les premières minutes, avant l'arrivée des secours professionnels.
  • 2La conduite à tenir suit toujours l'ordre Protéger, Alerter, Secourir.
  • 3La RCP et le défibrillateur augmentent fortement les chances de survie en cas d'arrêt cardiaque.
  • 4Le rôle du SST inclut la prévention des risques, pas seulement l'urgence.
  • 5La certification SST doit être renouvelée tous les vingt-quatre mois via le MAC.
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Cours rédigé par intelligence artificielle et relu au fil des retours. Pour un examen officiel, garde tes cours et les textes en vigueur comme référence.

Sauveteur Secouriste du Travail : comprendre la formation SST : le cours — Jukura